Nikon One J1 et V1 : la prise en main

Nous avons pu prendre en main les nouveaux Nikon One J1 et V1 (voir notre présentation détaillée ICI) et ainsi nous faire un premier avis sur ces nouveaux hybrides.
Au cours de sa conférence de presse, Nikon a expliqué son choix du capteur CX (13.2×8.8mm, soit une surface de 116mm², deux fois plus petit qu’un capteur 4/3 avec 225mm² et trois fois plus petit que le capteur APS-C des reflex Nikon !) par la volonté de proposer un système compact.
De fait, les One sont effectivement compacts mais un Olympus PEN E-PL3 avec son capteur deux fois plus grand (et a fortiori un PEN Mini E-PM1 ou un Panasonic GF-3) n’est guère plus encombrant !
On peut ainsi imaginer que le choix d’un capteur aussi petit a plutôt, ou a aussi, été dicté par la volonté de ne pas cannibaliser les reflex de la marque, un marché sur lequel Nikon est très présent (le D3100 est actuellement le reflex le plus vendu en France).
La prise en main ne pose pas de souci particulier : les boîtiers (au revêtement entièrement en plastique) tiennent bien en main. A noter toutefois que le choix du coloris aura un impact sur le touché de l’appareil : les versions blanches par exemple sont laquées (tout comme le rose bonbon, vraiment très flashy du J1). Les versions noires sont mates avec un revêtement un peu plus rugueux. Une pratique pas spécialement nouvelle puisqu’on la retrouve avec l’Olympus XZ-1 disponible lui aussi en noir mat et en blanc laqué. Veillez donc à prendre en main la version/couleur qui vous intéresse pour vérifier qu’elle vous plaît en main !
Les Nikon One s’allument plutôt vite. La mise en action m’a paru similaire à celle d’un PEN E-PL3. A noter que comme pour les Olympus PEN et leur zoom 14-42/3.5-5.6, les J1 et V1 seront commercialisés avec des zooms rétractables qu’il faut donc déployer pour pouvoir prendre une photo. La mise en action du système impose donc une manipulation supplémentaire mais ce système a l’avantage de limiter l’encombrement lors du transport de l’appareil, un avantage pas négligeable du tout !
Les J1 et V1 étant dépourvus de molette de modes et de molette de réglages, il faut passer par les menus de l’appareil (visiblement sans infos "bulles" expliquant le contenu de chaque menu). Les déplacements y sont certes assez rapides mais clairement, ces One ne proposent pas une ergonomie "expert" (leur sont-ils destinés ?).
La visée s’effectue à l’écran pour le J1 et soit à l’écran ou au viseur pour le V1. Les écrans sont agréables, grands et surtout fluides (pas d’informations communiquées sur le rafraîchissement de ces écrans mais de toute évidence, il est élevé). Le viseur du V1 est une très bonne surprise, similaire au VF-2 des Olympus PEN : la taille de l’image est confortable (à l’œil, similaire à celle du VF-2), l’image est fluide, lumineuse et contrastée… et bien définie avec 1.440.000 points (comme le VF-2).
L’autofocus est réellement rapide. Une comparaison avec l’E-PL3 (sur un même sujet, même focale, même ouverture) n’a pas vraiment permis de les départager au jugé. Les vitesses sont similaires et si, au chrono en labo, l’un devait prendre l’avantage sur l’autre, de toute évidence, l’écart ne sera pas significatif sur le terrain.
A l’instar des Olympus PEN, le Nikon V1 embarque un port multi-accessoires. Pour y accéder, il suffit de retirer un tout petit cache… à la fixation toutefois moins assurée que pour les PEN. Ce port permet le montage d’accessoires et notamment un flash sb-n5 vendu séparément. Le J1 embarque lui un flash qui se déploie façon "ascenseur", en haut d’un mat rigide (la tête de flash ne peut pas s’articuler).
Nous conclurons par la qualité d’image… sur laquelle nous ne nous prononcerons pas dans la mesure où nous n’avons pas pu repartir avec nos photos pour les examiner ensuite à l’écran ! Nous évoquerons donc ici une fonction dont Nikon a beaucoup parlé lors de sa conférence et de notre prise en main : le sélecteur de photo optimisé. Avec ce mode, l’appareil prend 20 images (en pleine résolution) en moins d’une seconde et sélectionne de lui-même les 5 meilleures de la série… A l’utilisateur ensuite de retenir la photo qu’il préfère. Fonction utile ou inutile ? A chacun de se faire son idée mais une chose est certaine, un utilisateur pourra vite se retrouver à devoir gérer un nombre très important de photos et à faire un choix (ou un non choix…) parmi des photos qui seront par hypothèse très similaires… Le mieux est parfois l’ennemi du bien…
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2 Responses : “Nikon One J1 et V1 : la prise en main”

  1. Totorr dit :

    C'est marqué Nikon, alors ça va se vendre, et il n'y aura pas de polémique au sujet de la taille du capteur!!!……  ;-)))

  2. [...] Pour preuve une petite image avec l’Olympus E-PL3 (gentiment prêté pour la photo par Open Photo News !) à côté du Nikon J1. On voit que les deux boîtiers sont très très proches en termes de [...]

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