Panasonic Lumix DMC-LX5 : le test

 
Le Panasonic Lumix DMC-LX5 objet de notre test (dans des conditions automnales glaciales) a été dévoilé le 21 juillet dernier (soit exactement deux ans après le LX3 auquel il succède). Le LX5 se présente comme une évolution du LX3 (voir notre article ICI) et reprend ainsi la recette qui a assuré le succès de ce dernier :
- un capteur relativement grand pour un compact (1/1.63 pouce de diagonale) avec une quantité raisonnable de MP (10.1MP, comme pour le LX3) ; Par ailleurs, ce capteur multi aspects permet de limiter la perte de MP selon les différents ratios d’image.
- un zoom lumineux (un équivalent 24-90/2.0-3.3). Rappelons que le LX3 était doté d’un objectif 24-60/2.0-2.8. Le LX5 dispose donc d’un objectif un peu plus long mais tout aussi lumineux puisque profitant d’une ouverture max de f/2.8 à 60mm, comme pour le LX3 donc.
- un boîtier très compact (275gr avec batterie).
 
Prise en main
Le fait est que lorsque l’on "découvre" le LX5, il n’y a pas de mauvaise surprise. La prise en main se fait très naturellement. La qualité de fabrication est excellente, tant dans le choix des matériaux que dans les assemblages.
Le boîtier, bien que très petit, tient parfaitement dans la main. Le (nouveau) grip main droite permet une tenue plutôt franche et assurée.
Les boutons tombent bien sous les doigts, leur maniement est aisé. On pourrait évidemment souhaiter des boutons un peu plus gros mais cela se ferait au détriment de l’encombrement du boîtier. Le remplacement du joystick du LX3 par une molette horizontale plus "classique", façon GF1 est à notre sens une bonne chose : son utilisation est plus "naturelle", les réglages sont ainsi plus rapides.
D’un point de vue ergonomique, le LX5 propose des solutions un peu plus originales mais particulièrement pratiques.
 
 
Il en va ainsi du sélecteur de format de l’image sur le haut de l’objectif. En déplaçant un loquet, on peut choisir le format 4/3, 3/2, 1/1 ou 16/9, sans allumer l’appareil et/ou sans passer par les menus. Simple, rapide et efficace. De même, sur la gauche de la base de l’objectif, un loquet permet de sélectionner le mode de mise au point : AF, Macro, Manuel.
 
 
Autre exemple, le LX5 est équipé, comme tous les compacts, d’un zoom "électrique" (mais le bouchon reste manuel) dont le réglage n’est pas forcément très précis. A la façon des Ricoh notamment GXR S10 ou CX5 qui disposent d’une fonction "zoom par paliers", le LX5 propose un réglage [zoom fixe] (voir p57 et 146 du manuel) grâce auquel le zoom s’arrêtera directement sur les focales 24, 28, 35, 50, 70 et 90mm à chaque activation du levier de zoom. Là encore, simple et efficace. En revanche, en rallumant le LX5, celui-ci se "recalera" systématiquement et automatiquement à 24mm et non à la focale utilisée.
 
Focale palier
Ouverture max
24mm
2.0
28mm
2.1
35mm
2.3
50mm
2.7
70mm
3.0
90mm
3.3
 
24mm 90mm
 
Etant habitué à la présence et à l'utilisation des niveaux à bulle électroniques de l'E-P2 particulièrement intéressants en grand angle, on regrette vite leur absence dans le LX5 avec son 24mm.

On notera enfin que le LX5 dispose d’un port sous le sabot de flash permettant de monter un viseur électronique LVF-1 commun aux boîtiers Micro 4/3 GF1 et GF2 de la marque. Un point intéressant pour les allergiques à la visée via à l’écran, même si ce viseur n’a qu’une faible définition (202.000 points).

 
 
Sur le terrain
Le LX5 embarque nombre de caractéristiques et de fonctions experts mais il demeure très compact. Il peut ainsi être très aisément transporté dans une poche de manteau ou même de treillis. Comme un "simple" compact en réalité.
La mise en action du LX5 ne nous a pas paru spécialement rapide. Sans compter le moment où l’on retire le bouchon, il faut un peu moins de deux secondes entre le moment où l’on appuie sur le bouton on/off et le moment où le LX5 est effectivement prêt à prendre une photo. La mise en action du zoom n’est également pas très rapide : dans les deux secondes pour passer de 24mm à 90mm (et le même temps dans l’autre sens).
L’écran du LX5 est grand et plutôt bien défini mais il est reste un peu brillant. Rien de bien gênant cependant lors de ce test.
 
 
L’utilisation du LX5 est particulièrement simple. Le menu rapide (Q.MENU) que l’on retrouve sur tous les compacts et boîtiers Micro 4/3 de la marque s’avère très simple et très rapide pour effectuer des réglages. Ainsi, les visites du menu général se font rares, ce qui évite de chercher des heures durant un item caché au fin fond d’un sous menu. Le LX5 dispose également d’un mode Intelligent Auto qui sélectionne les meilleurs réglages en fonction du sujet, de la scène, photographié. Ce mode, cher à Panasonic, nous a semblé plutôt efficace.
 
Le LX5 n’est pas un boîtier "sportif". A l’instar de la mise en route du LX5, l’autofocus n’est pas un foudre de guerre mais il reste bien suffisant dans l’immense majorité des cas : paysage, architecture, photo de groupe, macro (même si dans ce dernier cas, l’AF nous a alors paru moins "sûr" et encore plus lent), etc. Par rapport à ce que Panasonic a montré avec ses boîtiers micro 4/3 (comme le GF2), c’est un peu décevant mais comme nous le rappelons bien souvent, les autofocus d’aujourd’hui sont souvent plus rapides que le photographe ! En effet, le temps pour vous de cadrer votre sujet, l’AF aura bien eu le temps de faire le point. Comme avec n’importe quel compact en fait, faire des photos de ses enfants "en pleine action" sera assez aléatoire. Sur des sujets mobiles à la trajectoire prévisible, on aura alors plutôt intérêt à passer en mise au point manuel (et se "caler" sur un sujet fictif à l’endroit de passage attendu du sujet ou pourquoi pas, se caler sur l’hyperfocale).
 
Pour celles et ceux qui souhaitent directement prendre leur photos en jpeg, le LX5 offre pas mal de possibilités de réglages et dispose même de 9 films différents permettant de donner un rendu particulier à sa photo :
- standard
- dynamique : la saturation et le contraste sont augmentés.
- nature : les couleurs rouge, bleu et vert sont plus lumineuses.
- fluide : le contraste est diminué pour adoucir les couleurs.
- vibrant : la saturation et le contraste sont encore plus poussés que dans le film "dynamique".
- nostalgique : la saturation et le contraste sont au plus bas.
- noir et blanc standard
- noir et blanc dynamique : le contraste est augmenté.
- noir et blanc fluide : l’image est adoucie.
Si vous hésitez entre plusieurs films, un mode [film multi] permet de faire une photo en autant de films préalablement sélectionnés (jusqu’à trois).
 

 

Passez votre souris pour voir les différents modes films proposés : StandardDynamiqueNatureFluideVibrantNostalgiqueN&B StandardN&B DynamiqueN&B Fluide

 

 
 
La qualité d’image.
S’il est un critère sur lequel le LX5 est attendu, c’est bien évidemment la qualité d’image, en particulier quand on affiche aussi fièrement la marque "Leica" sur son zoom.
 
Durant notre test, le vignettage ou les aberrations chromatiques ne nous ont pas paru problématiques : s’il y en a, c’est clairement à un niveau très très faible, dérisoire même.
 
Les déformations en barillet sont malgré tout très présentes à 24mm comme le montre la photo ci-dessous.
 
 
De toute évidence l’optique présente un bon piqué et une bonne homogénéité et ce, dès la pleine ouverture ; Toutefois, les jpegs "direct sortis de boîtiers" apparaissent plutôt soft. En fait, d'une manière générale, les jpegs du LX5 paraissent assez mous. Piqué, contraste, saturation : ils ne "claquent" pas vraiment. Il sera ainsi nécessaire de passer par la case "post-traitement" pour donner plus de punch aux photos prises avec le LX5 notamment en les accentuant : car le potentiel est là. Le potentiel du LX5 se révèle ainsi de manière plus évidente après post-traitement et encore plus lorsque l'on part d'un raw.
 
 
S'agissant du bruit, comme on peut s'y attendre d'un tel appareil, celui-ci est plutôt bien contenu. A 400 ISO, les photos sont parfaitement utilisables en grand format. L'A4 est même tout à fait envisageable pour des jpegs à 800 ISO. En revanche, on peut noter une certaine dérive colorimétrique (qui vire au jaune, avec des tâches/aplats jaunes assez marqués) en montant dans les ISO. Plus on monte dans les ISO, plus c'est évident. On pourra donc préférer passer carrément au noir et blanc en haute sensibilité.
 

 

 
Si les jpegs présentent donc un bon niveau (en particulier comparé à des compacts classiques), on ne peut que recommander le post-traitement pour les optimiser. Pour les perfectionnistes, le format raw permettra (évidemment) d’aller encore un peu plus loin à tous points de vue : piqué, bruit, etc. et de révéler ainsi tout le potentiel du LX5. Là où l’on se limitera à 800 ISO en jpeg, on pourra pousser jusqu’ 1600ISO en raw… Quand même pas si mal pour un compact.
 
 
 
Conclusion.

Finalement, le Panasonic LX5 laisse une impression de bonne qualité et de plaisir. Les jpegs sortis de boîtier sont malheureusement très en deça du potentiel du LX5 et pourront à ce titre décevoir un novice (hormis en haut ISO). Le LX5 propose en fait des performances et des possibilités qui s’exprimeront sans doute de façon optimale entre les mains d’un "expert" pratiquant le prost-traitement et/ou le raw car le piqué est d’un bon niveau, la résistance au bruit également. On aimerait juste moins de distorsion à 24mm et une "dérive" colorimétrique mieux maîtrisée dans les hauts ISO.

On regrettera par ailleurs une relative lenteur (par exemple à l’allumage, lors du zoom ou encore avec l’autofocus en regard de la maîtrise de Panasonic dans le sujet) mais l’ergonomie et les possibilités de réglages/personnalisation sont particulièrement séduisantes, tout comme l’encombrement ultra limité… au contraire de son prix public indicatif de 499 € (à son lancement). Un prix sans doute un peu élevé, en particulier depuis la présentation de l’Olympus XZ1 lancé à 449 €.
 

 

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2010-novembre-18-p1040695

2010-novembre-21-p1040846

  (Ces photos sont des JPEGS retouchés, à l'exception de la seconde. On constate en effet des teintes plus ternes sur celle-ci. Les retouches on été effectuées sous Adobe Lightroom en rehaussant le contraste et la vibrance. A noter qu'un réglage type "positif direct" fonctionne particulièrement bien avec les images du LX5)

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4 Responses : “Panasonic Lumix DMC-LX5 : le test”

  1. Ji-eF dit :

    Super test, bravo 

  2. Komm dit :

    Merci Ji-Ef :)

  3. doubichou dit :

    Merci Ji-eF ! N'hésite pas à repasser par ici pour nous dire ce que tu penses de ton LX5 ;-)

  4. [...] un défaut que nous avions pu relever lors de notre test terrain (à découvrir ICI). – le traitement du bruit est amélioré en particulier à 1600ISO et 3200ISO [...]

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