Pentax vient de présenter un nouveau boîtier reflex, le K-r qui vient s’intercaler entre le K-x et le K-7.
Ce K-r emprunte ainsi nombre de ses caractéristiques tantôt à l’un, tantôt à l’autre.
En termes de style, le boîtier évolue sensiblement et se rapproche du K-7, plus anguleux, moins mou. Le K-r est ainsi un peu plus haut (avec son viseur en forme de prisme quand celui du K-x est "plat"). Toutefois, le K-r ne va pas jusqu’à adopter un (si pratique) écran de contrôle au sommet du boîtier.
Le K-r reste toutefois encore plus compact que le K-7. Alors que le K-7 pèse 750gr en ordre de marche, le K-r ne dépasse pas les 600gr.
Le viseur (malgré son design différent, cf. ci-dessus) est identique à celui du K-x. Il s’agît donc toujours d’un pentamirroir assurant une couverture de 96% pour un grossissement de x0.85 (soit un grossissement de x0.53 en équivalent 24×36, c’est un peu plus grand que pour le nouveau Nikon D3100, voir notre article ICI ou que le Sony Alpha 560, voir ICI que le K-r va directement concurrencer).
L’écran passe à 3’’ diagonale, le standard désormais, mais avec une définition de 921.000 points (le K-x reste à 2.7’’ et 230.000 points).
Le capteur, déjà un des points fort du K-x, est présenté comme bénéficiant de nombreuses évolutions de sorte qu’il ne se s’agirait en réalité plus du même capteur (malgré sa définition strictement identique de 12.4MP). En tout état de cause, on peut penser qu’il ne fera pas moins bien dans les hautes sensibilités.
L’autofocus évolue puisque le K-r est doté d’un nouveau module SAFOX IX avec 11 collimateurs (dont 9 en croix). Une lampe LED d’assistance aide à la mise au point quand la lumière manque. L’autofocus étant "traditionnellement" un des points faibles des reflex Pentax, il faut espérer que le K-r tournera justement le dos à cette réputation. Contrairement au K-x, le(s) collimateur(s) actif(s) s’affiche(nt) dans le viseur optique, c’est déjà une amélioration bien sympathique (et utile) à l’usage !
En revanche, la mesure de lumière reste empruntée au K-x, tout comme le système de stabilisation ou le système anti-poussière.
K-air du temps oblige, le K-r propose son mode vidéo 720p (25 images par seconde, Motion Jpeg, son mono) avec un autofocus par détection de contraste… La marque n’ayant annoncé aucune amélioration sur ce point, l’autofocus reste certainement trop lent pur être véritablement utilisable.
Le K-r dispose également d’un transmetteur de données par infrarouge permettant de transférer des photos/vidéos à un autre K-r ou vers on ne sait quel autre équipement : les téléphones mobiles n’en sont plus dotés depuis bien longtemps, les portables itou…
Plus intéressant, le K-r embarque toujours de nombreux filtres numériques qui permettent de post-traiter ses photos "sans se prendre la tête", notamment : rétro, contraste élevé (HDR Auto, standard, fort 1‐3, automatique), fish eye, traitement croisé, miniature etc. Ainsi qu’une correction embarquée des défauts optiques.
Le K-r, à la fiche technique franchement complète, sera disponible dès la mi-octobre, en noir, rouge ou blanc (d’autres coloris sont disponibles au Japon comme le rose) au prix public de 699 € avec son objectif 18-55/3.5-5.6, un tarif comparable à celui du Nikon D3100.

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